Colloque international

International conference – Colloque international

“Ένα νόμισμα για το νεκρό, νομίσματα για τους ζωντανούς. Ο χαρώνειος οβολός: το τέλος ενός μύθου ;

Une monnaie pour le mort, des monnaies pour les vivants. L’obole à Charon : la fin d’un mythe ?

Cet événement se tiendra à l’École belge d’Athènes/Institut hollandais d’Athènes du 23 au 24 novembre 2017 et sera organisé par Jean-Marc Doyen (PhD, Halma, université de Lille 3), Panagiotis Iossif (PhD, École belge d’Athènes) et Jean-Patrick Duchemin (doctorant Halma, université de Lille 3).

Grâce au développement de nouvelles méthodes d’investigation, le domaine de l’archéologie funéraire s’est particulièrement illustré ces dernières années. La finesse des fouilles, la précision de l’archivage des données contextuelles et la multiplication des études pluridisciplinaires ont abouti à la mise en place d’une véritable « archéologie du rituel ». Loin du simple ramassage de mobilier auquel fut longtemps limitée la fouille de sépultures, la discipline prend désormais en compte deux données essentielles : l’anthropologie biologique et l’étude des phénomènes taphonomiques. Les objets déposés dans les tombes sont dès lors considérés comme des éléments constituant le dispositif au cœur duquel se place le défunt : en d’autres termes, ils sont à même de nous renseigner sur les gestes funéraires.

Si l’étude des rites et des gestes apparaît aujourd’hui comme un domaine innovant de l’archéologie, la prise en compte des données fournies par l’analyse des monnaies issues de contextes funéraires n’a encore pas suivi cet élan, alors même qu’il s’agit indubitablement d’un thème au cœur de ce renouveau de l’archéologie funéraire. Le geste de dépôt d’une ou plusieurs monnaies s’insère en effet dans des séquences rituelles complexes et variées qui visent à constituer la tombe. Depuis la tenue des colloques de Salerne (« Caronte. Un obolo per l’Aldila », 20-22 février 1995) et de Neuchâtel (« Trouvailles monétaires de tombes », 3-4 mars 1995) qui faisaient alors office de précurseurs en la matière, aucun point nouveau n’a été fait sur cette pratique ni sur l’intégration des données numismatiques au sein du discours propre à l’archéologie funéraire.

Le but de ce colloque est donc de reprendre la question des découvertes monétaires de sépultures par le biais d’une approche résolument contextuelle, envisagée à la lumière des progrès conceptuels de ces dernières années en matière d’analyse de la documentation funéraire.

Cette démarche, proprement anthropologique, vise ainsi à établir une relation dialectique entre des faits précisément documentés et leur intégration dans un cadre théorique.

Nous proposons dans cette perspective de construire les journées du colloque autour des questions centrales des aspects matériels de la pratique, de leur place au sein des séquences rituelles ainsi que leur évolution sur la longue durée. L’ambition de ce colloque étant de présenter et confronter à la fois état des connaissances, méthodes et études de cas dans le bassin méditerranéen entre le Ve s. av. J.-C. et le VIIe s. apr. J.-C.

Cette rencontre sera l’occasion d’aborder des questions communes aux archéologues et aux numismates concernant les protocoles d’étude des monnaies en contexte funéraire. Une place importante sera par conséquent accordée aux données récentes et aux méthodes d’approche innovantes.

Le cadre géographique et chronologique retenu permettra notamment de faire un tour d’horizon des particularités locales et des évolutions chronologiques, tout en permettant la mise en lumière de pistes de réflexion sur la pratique (observations particulières, études spécifiques, corrélations envisagées…).

L’accent sera notamment porté sur les approches transdisciplinaires et les fouilles précisément documentées, seules à même de restituer les dispositifs au sein desquels interviennent ces gestes.

Les propositions de communications (titre et 20 lignes maximum de présentation) ou de posters (le format requis est le A0), sont attendues au plus tard pour le 30 avril 2017.

Elles sont à envoyer à l’adresse suivante : piossif@ebsa.info

Le comité de sélection se réunira au début du mois de mai 2017.

La durée de chaque intervention est fixée à 30 minutes maximum (+ 15 min de discussion).

Les textes définitifs devront être remis dans le mois suivant la tenue du colloque pour publication dans un numéro spécial du Journal of Archæological Numismatics (JAN 2018/8), à paraître en mai/juin 2018.

Une monnaie pour le mort, des monnaies pour les vivants. L’obole à Charon : la fin d’un mythe ?

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