Éléments nouveaux sur les débuts de la production monétaire arlésienne par Thierry CARION

production monétaire arlésienne

Résumé : La création de l’atelier monétaire d’Arles par l’empereur Constantin Ier, dans l’année qui a suivi sa victoire au pont Milvius sur Maxence, donna lieu à une première émission de nummi dont seuls quarante-huit exemplaires ont été, jusqu’à présent, répertoriés. La description de deux exemplaires inédits relevant de cette émission initiale dévoile ici des particularités ignorées de la production arlésienne. Non seulement des coins monétaires d’Ostie semblent avoir été modifiés et réutilisés en Arles, mais il s’avère aussi que les derniers bronzes constantiniens d’Ostie et les premiers d’Arles ont été, au moins en partie, frappés sur d’anciennes monnaies maxentiennes. Ces nouveaux éléments confirment une fois de plus que le nouvel atelier s’inscrit dans la continuité de son précurseur italien avec une organisation en quatre officines, mais aussi dans le style des bustes impériaux et dans la similitude des revers utilisés.

Deux nouveaux nummi pour la première émission d’Arles

La cité d’Arles, par sa position avantageuse dans le sud de la Gaule, au carrefour d’importants axes de communication routiers, mais aussi sur la voie fluviale du Rhône, s’est vu doter sous le règne de Constantin Ier d’une résidence impériale et d’un atelier monétaire. Bien avant cette époque, les Arlésiens, en prenant parti pour Jules César lors du siège de Marseille en 49 av. J-C., avaient obtenu en récompense de leurs services rendus l’ascendant sur sa rivale phocéenne. César, dans le De Bello Civile (Livre I, 36), nous apprend en effet que lors du siège de Massalia, Arles mit en chantier à sa demande douze vaisseaux de guerre qui furent achevés trente jours après l’abattage des arbres. Les récentes découvertes faites dans le lit du Rhône laissent entrevoir le riche passé de cette ville et éveillent l’intérêt du public. La numismatique arlésienne n’échappe pas à cet engouement avec les derniers ouvrages de G. Depeyrot 1 , de Ph. Ferrando 2 et d’A.-M. Schmitt-Cadet 3 qui nous ouvrent les yeux sur la diversité et l’intérêt de ce monnayage né sous les feux bienveillants du Sol Invictus. Nous contribuons ici modestement à cette redécouverte par la description de monnaies inédites appartenant à notre collection.

Monnaie 1 (fig. 1)

IMPCCONSTANTINVSPFAVG
Buste lauré et cuirassé à dr., vu de trois-quarts avant.
SOLIINV/I/CTOCOMITI -/-/SARL
Sol radié, à demi-nu, debout à g., tenant contre son corps le globe de la main g. et levant la main dr., paume ouverte vers l’avant. La chlamyde couvre l’épaule g. et vient se poser sur l’avant-bras, laissant pendre un de ses pans.
Ae : 5,30 g ; 12 h ; 22,6 mm ; diam. du grènetis : 21,9 mm (fig. 2).
Origine : trouvaille faite dans l’Aube (France).
Ce nummus, frappé en Arles dans la seconde officine, appartient visiblement à la première émission datée de 313 4, qui fait suite au transfert de l’atelier d’Ostie par Constantin Ier. Il n’est pas à exclure que l’atelier d’Ostie ait continué provisoirement son activité alors que la production monétaire s’organisait et commençait en Arles. La fermeture définitive de l’atelier italien peut en effet avoir été différée le temps que le nouvel atelier gaulois soit complètement opérationnel et autonome. Nous retrouvons dans cette phase initiale de la frappe arlésienne à la fois la légende longue IMPCCONSTANTINVSPFAVG utilisée sur les derniers nummi d’Ostie (octobre 312-313) ainsi que le style caractéristique et les revers qui présentent une grande similitude avec ceux des autres ateliers italiens : Rome, Ticinum et Aquilée.
Les premiers nummi d’Arles sont très rares 5, ce qui indique une production de très courte durée 6 qui contraste avec la variété des revers et des droits (dix revers différents pour neuf bustes au droit pour Constantin Ier). Le revers à la légende SOLIINVICTOCOMITI présente la divinité solaire, faisant face à l’empereur 7, la paume de la main droite ouverte comme si le soleil saluait l’avènement ou la montée en puissance de l’auguste d’Occident et protégeait son pouvoir représenté symboliquement par le globe tenu contre son corps dans sa main gauche. Sol est le compagnon invincible qui accompagne l’empereur et garantit le succès de ses entreprises.
Le nummus décrit ci-dessus est inédit avec ce revers et la césure V/I/C dans la légende associé à ce type de buste au droit, uniquement cuirassé (B* ou B5 du RIC VII). Dans leurs ouvrages respectifs, et pour la marque d’atelier -/- /SARL, Ph. Ferrando, sous la référence 24, décrit un nummus pour Constantin Ier avec un buste lauré, cuirassé et drapé (A* ou B4 du RIC VII), mais avec la césure N/VI/C. G. Depeyrot en inventorie deux sous les numéros 2 8 pour Constantin Ier (A*) et cinq pour Licinius Ier (A*) malheureusement sans préciser les césures ; enfin A.-M. Schmitt-Cadet en répertorie cinq avec ce même revers (Sol 1b selon la typologie qu’il a établie) : pour Constantin Ier (A*), les références 10 (2 ex.) et 11 9 ; pour Licinius Ier, les références 17 (A*) et 18 (B*) dont seuls les numéros 10 et 18 présentent la même césure que notre exemplaire. Pour compléter cette liste, un nummus (fig. 3) probablement non inventorié pour Licinius Ier (A*) figure dans un récent catalogue de vente publique 10 avec la légende IMPCLICINIVSPFAVG, présentant le même revers, la même marque d’atelier et la même césure que notre nummus, pour une masse de 4,23g.
Sept nummi sont recensés avec ce revers pour la marque -/- / SARL dont cinq présentent la même césure V-I-C, trois pour Constantin Ier et deux pour Licinius Ier. Pour cette émission et cette officine, en se basant sur le travail d’A.-M. Schmitt-Cadet, treize nummi ont été inventoriés auxquels viennent s’ajouter deux nouveaux, soit quinze au total répartis de la manière suivante : douze pour Constantin Ier avec seulement trois bustes B* et trois pour Licinius Ier avec un buste B*. Dix de ces monnaies portent la légende de revers SOLIINVICTOCOMITI et cinq la légende SPQROPTIMOPRINCIPI.

Monnaie 2 (fig. 4 et 5)

IMPCCONSTANTINVSPFAVG
Buste lauré et cuirassé à dr., vu de trois-quarts avant.
SOLIINV/I/CTOCOMITI -/-/QARL
Sol radié, à demi-nu, avançant ou courant vers la g., tenant contre son corps le globe et le fouet de l’aurige de la main g. et levant la main dr. paume ouverte vers l’avant. Le pan de chlamyde flottant à dr.
Ae : 3,96 g ; 1 h ; 20,3 mm, flan trop étroit pour pouvoir mesurer le grènetis.
Origine : Espagne.
Ce nummus, issu de la quatrième officine, fait partie comme le précédent de la première émission d’Arles avec la légende longue IMPCCONSTANTINVSPFAVG. Le revers SOLIINV/I/CTO COMITI est ici associé au dieu solaire courant et portant le fouet de l’aurige (fig. 6).
Ce revers semble être une « innovation » de l’atelier arlésien, du moins pour le règne de Constantin Ier. En effet, celui-ci n’a pas été décrit pour l’atelier d’Ostie avant sa fermeture. Les ateliers italiens de Rome et de Ticinum représentent, avec la même légende sur certains de leurs nummi, le soleil tenant le fouet avec la chlamyde pendante derrière lui mais en position statique à gauche pour le premier 11 et à droite, tête tournée à gauche avec le globe contre le corps pour le second (fig. 7) 12.

L’atelier de Londres / Londinium montre aussi le soleil, compagnon de Constantin Ier, avec les légendes COMITI/AVGGNN et COMITI/AAVGG (fig. 8). Le dieu tient le fouet mais il est toujours en position statique, debout à gauche, et ce dès l’émission -/- /PLN 13, datée par le RIC VI de l’automne 307 au début 310. Elle se poursuit dans les émissions suivantes avec des variantes quant au port du fouet et du globe dans une main ou dans l’autre. Une représentation se rapprochant de ce nummus apparaît dans l’émission */-/PLN 14 datée de la fin 312 à la mi-313 où Sol tient le fouet et le globe dans la main gauche.
L’atelier de Lyon / Lugdunum, lors de l’émission F-T/PLG (310-311), frappe une variété 15 assez proche de ce revers avec la légende SOLIINVICTOCOMITI où l’aurige solaire avance à gauche, la main droite levée et tenant le fouet de la main gauche, mais le globe n’est pas représenté. Le type de la monnaie à l’aurige solaire émise en Arles en 313 a largement été influencé par ceux produits dans les ateliers de Lyon et de Londres et non par ceux des deux ateliers italiens qui lui sont contemporains comme nous le verrons plus loin. Pour ce revers et cette quatrième officine, aucune monnaie n’est connue. A.-M. Schmitt-Cadet répertorie, pour la première émission d’Arles et l’officine Q, treize nummi dont neuf pour Constantin Ier avec cinq types de revers et cinq bustes au droit et quatre pour Licinius Ier avec trois types de revers et deux bustes pour le droit. Aucun des revers répertoriés ne correspond à ce type Sol 2c 16. L’aurige solaire courant avec le fouet et le globe contre le corps n’a été décrit que pour les officines P et T de cette première émission, uniquement pour Constantin Ier. A.-M. Schmitt-
Cadet en inventorie trois dont un pour la première officine PARL avec un buste à attributs militaires au droit (bouclier et lance sur l’épaule, F01) 17 et deux pour la troisième officine TARL avec un buste drapé et cuirassé (B*) 18. Si Ph. Ferrando en recense un de plus pour la première officine PARL 19 avec le premier buste à attributs (F01), il s’agit d’une erreur car le soleil ne porte pas le fouet mais seulement le globe contre le corps. Le type Sol 2c est désormais connu en quatre exemplaires : un pour PARL, deux pour TARL et un pour QARL.
Pour la quatrième officine de la première émission arlésienne, nous comptons désormais quatorze nummi répertoriés dont dix pour Constantin Ier et quatre pour Licinius Ier.

Le transfert de matériel de l’atelier d’Ostie vers celui d’Arles

Nous avons signalé plus haut la grande similitude de style des monnaies frappées en Arles avec celles émises à Ostie, ce qui avait amené O. Voetter 20 puis P. Bruun 21 à la conclusion que les graveurs de coins monétaires, et in extenso le personnel de
le début de l’émission suivante. C’est certainement pour accélérer le lancement de la production monétaire du nouvel atelier gaulois que ces anciens coins d’Ostie ont été manipulés. Ce n’est qu’à partir de la troisième émission, si on se base sur la classification d’A.-M. Schmitt-Cadet (une émission de numéraire d’or séparant les deux productions distinctes de nummi), après la réduction pondérale au 1/96e de la livre, que l’atelier d’Arles s’affranchit de son prédécesseur et, désormais, produit et utilise uniquement ses propres matrices et flans monétaires. Il semble que c’est au cours de cette même émission (313-314) que s’achève le transfert de l’atelier d’Ostie, commémoré par la production de nummi aux légendes VTILITAS PVBLICA et PROVIDENTIAE AVGG, figurant le départ de l’ancienne Moneta italienne et son arrivée en Arles par voie maritime. Il semblerait bien, suite à ces observations, que la première émission arlésienne de nummi au 1/72e soit, pour une bonne part, réalisée avec du matériel de l’atelier d’Ostie.
l’atelier d’Ostie, avaient été délocalisés en même temps que leurs outils de travail. Si l’on examine attentivement la marque d’atelier SARL au revers du premier nummus présenté, la similitude de style avec les monnaies d’Ostie trouve une explication des plus inattendues et vient renforcer et confirmer le transfert de matériel vers l’atelier d’Arles (fig. 9). On constate en effet que cette marque SARL a été gravée ou poinçonnée par-dessus la marque d’atelier MOST(S) 22 sur un coin monétaire provenant d’Ostie 23. Le S est encadré par deux barres verticales provenant du M de Moneta (fig. 10a), on devine le O à gauche du A et en partie recouvert par cette lettre (fig. 9), un S se superpose au A et dépasse en haut à droite du A d’Arles (fig. 10b) et le T vient doubler la barre verticale du R du nouvel atelier et sa barre horizontale est visible au-dessus (fig. 10c) ; la lettre d’officine de l’ancien atelier est à peine perceptible en haut à droite du R, probablement un S. Le L final a une forme inhabituelle (fig. 10d).
Le nummus inédit de la vente Rauch au nom de Licinius Ier, décrit précédemment, présente les mêmes caractéristiques (fig.11) alors que le coin est différent, mais l’examen de la photographie publiée dans le catalogue de vente permet de retrouver les lettres S et T de l’ancien atelier accolées aux lettres A et R d’Arles comme sur le premier nummus.
Nous évoquions précédemment que le revers à l’aurige associé au second nummus émis par la quatrième officine d’Arles semblait s’interpréter comme une innovation arlésienne. Il n’en est rien car le coin utilisé pour sa frappe provient lui aussi de l’atelier d’Ostie ! La marque QARL (fig.12) en exergue a été apposée sur celle d’Ostie, MOSTQ : on devine le M à gauche du Q, le O est recouvert par le Q, le S en haut à droite du A se superposant à cette lettre. La haste du T, comme dans le cas du premier nummus, vient doubler la barre verticale du R, tandis qu’à la gauche du R, l’empattement inférieur (barre horizontale) du T vient se superposer au-dessus de celui du R. Enfin, l’ombre de la lettre Q de l’officine apparaît dans la lettre L très irrégulière (fig. 13a, b, c et d). L’état de la monnaie rend cependant difficile cette lecture, mais la comparaison avec un autre nummus d’Ostie produit par la quatrième officine et à la graphie similaire permet de mieux la saisir (fig.14).
Des coins monétaires d’Ostie ont donc été modifiés et réutilisés lors de la première phase de production de l’atelier d’Arles, ce qui vient confirmer le transfert du matériel de production de l’Italie jusqu’en Gaule. Ce transfert s’est très vraisemblablement étalé sur plusieurs mois. Lors de la première émission d’Arles, les nummi sont encore taillés au 1/72e de la livre (masse moyenne de 4,5 g) avant de subir une diminution pondérale au 1/96e de la livre (masse moyenne de 3,4 g) dès le début de l’émission suivante. C’est certainement pour accélérer le lancement de la production monétaire du nouvel atelier gaulois que ces anciens coins d’Ostie ont été manipulés. Ce n’est qu’à partir de la troisième émission, si on se base sur la classification d’A.-M. Schmitt-Cadet (une émission de numéraire d’or séparant les deux productions distinctes de nummi), après la réduction pondérale au 1/96e de la livre, que l’atelier d’Arles s’affranchit de son prédécesseur et, désormais, produit et utilise uniquement ses propres matrices et flans monétaires. Il semble que c’est au cours de cette même émission (313-314) que s’achève le transfert de l’atelier d’Ostie, commémoré par la production de nummi aux légendes VTILITAS PVBLICA et PROVIDENTIAE AVGG, figurant le départ de l’ancienne Moneta italienne et son arrivée en Arles par voie maritime. Il semblerait bien, suite à ces observations, que la première émission arlésienne de nummi au 1/72e soit, pour une bonne part, réalisée avec du matériel de l’atelier d’Ostie.

Quelques considérations sur la production

1. La masse des nummi

Un élément qu’il convient d’aborder dans cette brève étude est la masse de ces nummi. La première émission d’Arles est censée être taillée au 1/72e de la livre, soit approximativement 4,5 g. La masse de la monnaie 2 décrite pour l’officine Q n’est que de 3,96 g, et bien inférieure à la masse théorique ; le frai pourrait cependant expliquer cette différence, bien que l’on ait peine à y croire. Mais comment expliquer la masse « anormalement » élevée de 5,30 g de la monnaie 1, émise par la deuxième officine, qui a probablement été thésaurisée en raison même de cette caractéristique ?
Nous pouvons peut-être l’expliquer par le fait que les nummi étant largement considérés comme des monnaies fiduciaires, la production des flans monétaires était peu soignée et les variations de masse étaient courantes 24 ; la seule contrainte pour l’atelier était de produire autant de flans monétaires par livre de métal (frappe « al marco »), selon les critères et la masse souvent théorique fixés par les autorités. Il faut cependant mettre un bémol à cette explication. En effet, nous pouvons constater sur ces deux nouveaux exemplaires les stigmates laissés par une tige de coulée à 10 h pour le premier (fig. 15 et 16) et à 3 h pour le second (fig.17), ce qui nous autorise à penser que les flans étaient coulés et produits en chapelet. Ces flans devaient donc en principe avoir une certaine uniformité et des masses assez proches, même si la densité du métal pouvait être variable (porosité par inclusions d’air dans ces produits coulés). Il résulte de ce mode de production des flans monétaires que les variations des masses observées pour les deux nummi décrits ci-dessus par rapport à la masse théorique doivent avoir une autre origine.
Les flans devaient être contrôlés avant d’être frappés et être écartés en cas de défauts mais cette vérification n’était pas infaillible et la négligence de l’un ou l’autre ouvrier peu consciencieux pouvait générer des irrégularités pondérales. En reprenant les masses recueillies par A.-M. Schmitt-Cadet dans le catalogue général de son mémoire 25 pour les nummi de la première émission d’Arles, leur masse moyenne est de 4,23 g ; elle est donc inférieure au 1/72e théorique. La masse minimum enregistrée est de 3,05 g et la limite supérieure est à 5,10 g. On pourrait attribuer ces différences à un glissement de la taille du nummus vers le 1/96e de la livre, mais pour cela il faudrait pouvoir établir une chronologie de la production au cours de cette émission de très courte durée pour laquelle nous ne disposons que d’un très mince échantillon.
Existait-il des contrôles rigoureux de la production ? On peut en douter, au regard d’un bronze de Lugdunum 26 de l’émission S-F/PLG (fig. 18) conservé dans ma collection et d’une masse presque double (8,08 g au lieu de 4,5 g théoriquement) résultant de la fusion en un seul nummus de deux flans monétaires interposés simultanément entre les coins (fig. 19).
Une autre hypothèse pourrait être avancée : l’atelier d’Arles, nous l’avons vu, modifie des coins monétaires produits dans l’atelier d’Ostie afin de commencer sa propre production. Il est donc possible que des flans déjà produits soient de même réutilisés en Arles. Suite à sa victoire sur Maxence en octobre 312, Constantin Ier s’empare de l’atelier d’Ostie et impose sur les monnaies sa propre propagande ainsi que la réduction pondérale au 1/72e de la livre. Les ouvriers monétaires ont pu continuer la frappe sur des flans déjà produits sous Maxence pour l’émission précédente 27 tout en en produisant des nouveaux selon la taille fixée par le nouveau maître de l’Italie.
Dans son étude du monnayage de Maxence 28, V. Drost rappelle qu’en 310, la réduction de la masse des nummi au 1/72e intervient dans les ateliers monétaires de Constantin Ier mais que celle-ci ne sera appliquée dans le reste de l’Empire qu’à la fin de l’année 312. Selon cet auteur, dans les ateliers aux mains de Maxence, malgré une érosion progressive de la masse des nummi et de leur contenu métallique, la taille au 1/48e reste inchangée. Entre la fin 308 et le début 310, la masse moyenne des nummi maxentiens d’Aquilée, de Ticinum et d’Ostie se situe autour de 6,20 g. Lors des deux dernières années du règne de l’usurpateur, cette moyenne est de 6,07 g à Ostie avec un écart-type de 0,76 alors qu’à Rome, la moyenne est de 6,30 g avec un écart-type de 0,81. On peut se demander comment Maxence, compte tenu de son isolement politique et économique, a pu maintenir la production d’une monnaie forte 29 jusqu’au mois d’octobre 312. Il se devait alors d’entretenir une armée afin de tenir en respect Licinius Ier d’un côté, Constantin Ier de l’autre tout en faisant face à l’incursion en Italie de ce dernier avec toutes les dépenses et besoins logistiques nécessaires.
Des flans monétaires produits sous Maxence ont-ils pu être réutilisés par Constantin Ier ? Il est en effet permis de penser que ce fut le cas à Ostie où le matériel a pu être trouvé sur place, mais comment l’expliquer pour l’atelier d’Arles ? Peut-on imaginer qu’assez précocement une partie du matériel de production d’Ostie et de ses effectifs, ainsi que des stocks métalliques (dont des flans) aient été transférés dans le nouvel atelier arlésien tandis que l’unité de production voisine de Rome continuait ses émissions ? Cela permettrait d’expliquer la rareté de la première émission au 1/72e d’Arles, émission de courte durée, qui s’assimile à une phase d’organisation de la frappe au cours de laquelle on réutilise du matériel de l’atelier italien dont des coins et des flans, juste avant que ne soit imposée la réduction pondérale au 1/96e. En pesant un échantillon de 23 monnaies de la dernière émission constantinienne d’Ostie conservées dans ma collection, les masses se répartissent entre 3,53 g et 5,48 g, avec une moyenne de 4,42 g. La monnaie la plus lourde se rapprocherait d’une taille au 1/60e de la livre et la plus légère du 1/96e, tandis que la moyenne est résolument au 1/72e. Si l’on considère les masses des nummi, la dernière émission de Constantin Ier à Ostie semble avoir le même profil que la première émission d’Arles et glisser progressivement vers le 1/96e de la livre.

2. L’aspect des nummi

Des deux exemplaires que nous avons présentés, le nummus émis par la deuxième officine d’Arles a un flan régulier et bien venu à la frappe. Le second nummus issu de la quatrième officine présente, quant à lui, un flan trop court pour recevoir l’intégralité de l’empreinte des coins et le grènetis est donc en grande partie absent. La frappe est à l’inverse plutôt mal venue avec une absence de détails et des reliefs présentant de nombreuses irrégularités de surface. Nous pouvons poser la constatation suivante : ce nummus d’Arles, produit pour Constantin Ier avec une paire de coins d’Ostie dont l’exergue du revers a été modifié, a été surfrappé sur un nummus de Maxence. Un examen minutieux permet en effet d’identifier une lettre E inversée à droite du L de la marque d’émission QARL et surtout le revers d’une monnaie de consécration émise sous Maxence du type AETERNAE/MEMORIAE 30 (fig. 20 et 21). On devine encore la base du temple passant par l’aisselle du bras droit de Sol, la base d’une colonne et un élément caractéristique sur les monnaies de Rome visible sur le torse de la divinité : une partie des barrières ajourées entre les colonnes (fig. 22 et 23). Du fait de la surfrappe, la lecture de l’exergue, déjà chargée, s’en trouve un peu plus compliquée car certaines lettres du mot MEMORIAE viennent se superposer à l’ensemble mais elles sont inversées : E à droite du L d’Arles et O dans le haut du R (fig. 24). En reprenant le premier exemplaire suite à cet examen, une autre surfrappe sur un nummus de Maxence au type des Dioscures et à la légende AET/ERNITAS/AVGN (fig. 25) est apparue évidente. On devine les lettres AET au-dessus de LII de la nouvelle légende (fig. 26), ainsi qu’un cheval et un des deux Dioscures sur le corps de Sol (fig. 27). Le droit n’est pas exempt de traces de la précédente frappe : lettres de l’ancienne légende, double nuque et d’autres éléments non identifiables (fig. 28, 29 et 30).
Ce phénomène des surfrappes 31, sur des flans anciens sans refonte des monnaies, est donc antérieur à la réforme monétaire de 318, puisque cette pratique se manifeste déjà après la victoire de Constantin Ier sur l’usurpateur. Cette pratique est certainement plus courante que les ouvrages de référence semblent l’indiquer. Constantin Ier a frappé Maxence de la damnatio memoriae. Outre le fait d’abolir ses actes, de renverser ses statues et de marteler son nom, le vainqueur du pont Milvius pourrait avoir retiré de la circulation les monnaies portant l’effigie de son adversaire pour produire ses propres nummi en Arles après le transfert de l’atelier. En procédant de la sorte, il est fort probable que ce retrait des monnaies lourdes du circuit économique, remplacées par des nummi constantiniens plus légers, se serait accompagné d’une vague de thésaurisation dans les anciens états de Maxence. L’état de la documentation et des publications de trésors contemporains 32 ne nous permet pas de tirer des conclusions à ce sujet, d’autant plus que certains des trésors publiés 33 ont été découverts en mer. On ne peut donc savoir s’il s’agit de transferts de fonds destinés à être injectés dans la circulation ou d’ensembles constitués suite à une thésaurisation. On retrouve des monnaies de Maxence, notamment en Gaule, dans des trésors postérieurs à 313 dont les derniers apports viennent buter sur la réforme de 318. Ceci ne permet pas cependant de juger si ces monnaies ont continué à circuler jusqu’à cette date ou si leur présence au sein de ces enfouissements résulte d’une thésaurisation sur du long terme. Le trésor de Gruissan (Aude), découvert le long de la côte méditerranéenne et provenant d’une épave antique, pourrait avoir été constitué dans les états de Maxence et transféré par voie maritime dans le but d’alimenter le nouvel atelier 34. Ce trésor, connu partiellement, est constitué à 98 % de monnaies maxentiennes et son terminus cerné au début de l’année 313.
Une autre explication serait que Constantin Ier, après avoir libéré l’Italie de Maxence, ait trouvé dans les ateliers de Rome et d’Ostie des flans monétaires vierges ainsi que des nummi anciens démonétisés par son prédécesseur destinés à leur production. Il est envisageable que peu avant ou pendant le conflit avec Constantin Ier, Maxence ait entrepris une réforme monétaire ayant pour effet une réduction pondérale : procédé maintes fois usité consistant à retirer les espèces lourdes de la circulation afin de produire un numéraire plus léger avec la même valeur libératoire.
Les monnaies à la légende VICTORIAA/ETERNAAVGN décrites habituellement comme des demi-nummi, pourraient être la monnaie de la réforme de Maxence et dans ce cas des nummi au 1/96e de la livre (fig. 31a et b).

Constantin Ier a pu, en prenant possession des ateliers de Rome et d’Ostie, utiliser directement des flans vierges déjà produits ou des anciens nummi maxentiens stockés en vue de leur transformation, comme flans monétaires pour ses propres nummi.
Ce qui précède confirme en tout cas le transfert vers Arles des coins produits pour Constantin Ier à Ostie, mais aussi le réemploi de monnaies de Maxence utilisées directement comme flans monétaires.

Quid de la dernière émission d’Ostie ?

Nous avons vu plus haut que la dernière émission d’Ostie et la première émission d’Arles sont « liées » par les coins et que les masses des monnaies produites dans ces deux émissions distinctes ont une étendue pondérale fort semblable, avec certains nummi dont la masse est supérieure à 5 g et d’autres à peine au-dessus de 3 g. Ne peut-on pas retrouver à Ostie le même phénomène des surfrappes qu’en Arles ? Il semblerait que oui. Les surfrappes de nummi constantiniens d’Ostie sur des monnaies antérieures se manifestent de différentes manières notamment par la présence de deux grènetis, par des lettres fantômes surnuméraires, par des éléments de l’iconographie des précédents droits ou revers que souvent seul un examen minutieux permet d’observer. Nous proposons ici trois exemples de nummi frappés à Ostie :
• Sur un nummus au nom de Licinius Ier émis dans la quatrième officine (fig. 32a et b), on distingue au revers à droite de Sol sous la lettre T un reste probable de la base du temple d’une monnaie de Maxence (fig. 32), ainsi qu’un point situé au-dessus du T de la marque d’atelier (voir fig. 14 plus haut) qu’on peut retrouver au sommet du monument. Au droit, un double grènetis (fig. 32c) est observable, ainsi qu’une partie du M de MAXENTIVS à droite du L de LICINIVS ainsi que le A que le I a du mal à faire disparaître (fig. 32d).
• Sur un nummus de Maximin II émis dans la troisième officine (fig. 33a et b), on distingue au revers sur le buste éclatant de Sol, un Dioscure, ou plutôt Maxence lui-même, (fig. 33) avec le bras droit en arrière tenant une lance (fig. 33c).
• Sur un second nummus au nom de Licinius Ier aussi frappé dans la quatrième officine (fig. 34a et b), on devine, entre les étendards du revers constantinien à la légende SPQR OPTIMO PRINCIPI, la présence des Dioscures tenant leur lance (fig. 34c) et les chevaux cabrés (fig. 34d) qui les accompagnent sur les monnaies de Maxence à Ostie.
La refrappe sur des monnaies de Maxence à Ostie et en Arles explique la variabilité des masses. En effet, les ouvriers de ces deux ateliers ont dû réutiliser et adapter des monnaies comme flans monétaires et non en couler de nouveaux ; les tiges de coulée visibles n’étant que les reliquats des flans coulés sous Maxence. Nous pouvons remarquer que le droit de la nouvelle monnaie vient se superposer au droit de l’ancienne. Constantin Ier semble avoir utilisé les stocks métalliques présents dans l’atelier d’Ostie, et qui font partie de sa prise de guerre, pour frapper rapidement monnaie. Le but est de régler la solde de son armée et les gratifications qui ont très certainement accompagné sa victoire et les largesses impériales faites aux notables et à la population de Rome dont l’Arc de Constantin, inauguré en 315, rappelle la générosité (fig. 35).
Dans un article consacré à l’atelier monétaire d’Ostie 35, V. Drost évoque, à l’appui des trésors mis au jour en Grande-Bretagne, la mission que cet atelier aurait pu remplir lors de sa courte activité constantinienne : le paiement de la solde de l’armée victorieuse qui avait été recrutée en partie en Bretagne selon Zosime (Histoire romaine, livre II), ce qui expliquerait la surreprésentation des nummi d’Ostie par rapport à ceux de Rome au sein de ces trésors. Une partie des stocks d’Ostie a très certainement été transférée en Arles et a permis la frappe de la première émission de nummi constantiniens du nouvel atelier. La première frappe en Arles pourrait bien avoir rempli le même rôle que celle remplie par Ostie. En effet, Arles a pu servir de ville-étape sur le trajet de retour de l’armée constantinienne au printemps 313 en passant par la via Aurelia pour rejoindre la vallée du Rhône au lieu d’emprunter les cols alpins. L’atelier d’Ostie pourrait avoir continué, parallèlement à l’installation de l’atelier d’Arles et à son début d’activité, à frapper monnaie au moins jusqu’en juillet 313 36 après la victoire de Constantin Ier sur les Francs. Un témoignage, certes discret, peut être trouvé sur le revers SOLI IN/VI/CTO COMITI émis à Ostie associé au captif assis aux pieds du soleil que l’on retrouve aussi à Rome 37 et à Aquilée 38 (fig. 36).
Comment expliquer, dans ce cas, les frappes de Maximin Daia, vaincu par Licinius Ier fin avril 313, dans les ateliers de Rome et d’Aquilée ? Maximin Daia, malgré sa défaite, reste officiellement auguste jusqu’à sa mort en août 313. Les ateliers constantiniens ont pu continuer à produire en son nom en l’absence et dans l’attente de nouvelles directives à son sujet. Le captif ne peut être que la représentation symbolique de barbares vaincus. Il semble impensable que ce captif puisse faire allusion à la victoire de Constantin sur Maxence à la tête d’une armée de citoyens romains. Constantin Ier ne se présente-t-il pas comme Liberator, Restitutor et Recuperator de la Ville de Rome ? Nous retrouvons en Arles le même revers au captif 39 que celui trouvé à Ostie (même césure dans la légende), devant constituer la « charnière » entre les derniers nummi d’Ostie et les émissions d’Arles, ainsi qu’un autre revers à la légende MARTI CO/N/SERVATORI 40, associé également à un captif, émis lors de la troisième émission (selon le classement d’A.-M. Schmitt-Cadet). Une certitude, c’est que l’ouverture de l’atelier d’Arles par Constantin Ier a été précédée et suivie par une réorganisation des ateliers occidentaux : fermeture de l’atelier de Lyon (de 313 à 314), transfert et fermeture de l’atelier d’Ostie (313) et fermeture de l’atelier d’Aquilée (de 313 à 316). Une étude stylistique des monnaies émises par les ateliers occidentaux après ces fermetures multiples permettrait peut-être de retrouver la trace des graveurs monétaires qui ont dû, comme dans le cas d’Ostie, être transférés.

Conclusions

Suite à l’examen de ces deux inédits, nous avons pu mettre en évidence que la première émission d’Arles a été réalisée, au moins partiellement, en transformant des coins monétaires produits à Ostie et en utilisant comme flans des monnaies anciennes retirées de la circulation, notamment des nummi de Maxence. À Ostie, le même phénomène de surfrappe a pu être constaté. Il semble que la conquête par Constantin Ier du domaine de Maxence se soit accompagnée d’un retrait des anciennes monnaies y circulant (peut-être d’ailleurs encore présentes dans les ateliers de Maxence au moment de la victoire de l’empereur d’Occident) pour être surfrappées afin de répondre rapidement à un besoin important en numéraire. La présence des troupes constantiniennes aux abords de Rome pourrait être la raison de cette production
« précipitée » visant à payer la solde et à récompenser la victorieuse armée des Gaules (VIRT/EXERCIT/GALL sur des demi-nummi de Rome) qui a dû séjourner quelque temps en Italie avant de pouvoir rejoindre ses cantonnements habituels. Constantin Ier est resté à Rome jusqu’à la fin de l’année 312, puis a promulgué, avec Licinius Ier, l’Édit de Milan (à proximité de Ticinum) en février-mars 313 avant de regagner la Gaule. Son armée a probablement dû attendre le retour du printemps avant de rentrer en Gaule, notamment pour des raisons d’approvisionnement et de fourrage. Arles a probablement pris le relais d’Ostie sur le trajet de retour de l’armée.
Mais la surfrappe des bronzes argentés décrite ci-dessus ne s’arrête pas aux seuls ateliers d’Arles et d’Ostie. En effet, une monnaie de Constantin Ier,
émise à Rome et présente dans le trésor de Domqueur (cat. 1643) avec une masse de 6,60 g,
a attiré mon attention et m’a amené à constater ces mêmes caractéristiques sur des nummi de Rome et de Ticinum (atelier qui a pu être remis en activité un peu avant la rencontre de Constantin Ier
et de Licinius Ier à Milan). Il importait ici de le signaler. Leurs descriptions pourront éventuellement faire l’objet d’un autre article.

1. DEPEYROT 1996.

2. FERRANDO 2010.

3. SCHMITT-CADET 2010.

Fig. 1
Fig. 2
Fig. 3

Fig. 1a et 1b – Nummus de la première émission d’Arles.

Fig. 2 – Détail de la marque d’atelier SARL.

Fig. 3a et 3b – Auktion H.D. Rauch 91, 6-7/12/2012, n° 799.

4. La première émission d’Arles, intervenant avant la réduction pondérale du 1/72e au 1/96e de la livre, a été fixée par la plupart des auteurs en 313, mais sa datation plus précise fait toujours débat même si le printemps 313 (avril-mai), après la défaite de Maximin II Daia, est régulièrement avancé (FERRANDO 2010, p. 8). A.-M. Schmitt-Cadet la situe au plus tôt au mois d’avril mais avant la réforme qui serait intervenue au mois de juin de cette même année (SCHMITT-CADET 2010, p. 44-45).

5. Ph. Ferrando recense 37 ex. pour Constantin Ier et 8 ex. pour Licinius Ier ; Maximin Daia est absent mais compte tenu du faible échantillon recensé pour cette première phase, peut-on en tirer des conclusions définitives ? A.-M. Schmitt-Cadet recense 39 ex. pour Constantin Ier et 9 ex. pour Licinius Ier, soit 48 nummi pour cette première émission.

6. La première émission d’Arles ne présente que deux césures différentes /I/ et /VI/ pour la légende SOLIINVICTOCOMITI contre trois ou quatre pour certaines officines de l’émission de bronzes qui suit : /I/, /VI/, /V/ et /IC/. Ces césures pourraient être des marqueurs chronologiques au sein des émissions en relation avec chaque type de revers.

7. Si on considère que le revers de la monnaie complète le droit portant l’effigie de l’empereur et sa titulature, en plaçant côte à côte deux nummi à la légende SOLIINVICTOCOMITI dont le premier présente l’avers face visible et le second positionné, à droite du précédent, il nous est permis de voir une véritable interaction entre les deux faces de ces nummi.

8. Probablement le même que FERRANDO 2010, n° 24, provenant du trésor de Saint-Colombier-en-Sarzeau (Morbihan).

9. Celui décrit précédemment par FERRANDO 2010, n° 24.

10. Auktion H. D. Rauch 91, 6-7/12/2012, Katalog I, p. 108, n° 799.

Fig. 4
Fig. 5

Fig. 4a et 4b – Nummus de la première émission d’Arles.

Fig. 5 – Détail de la marque d’atelier QARL.

11. RIC 313-315. Cette représentation du Soleil n’est associée qu’au buste de Constantin Ier.

12. RIC 134-136. Ce revers est associé aux trois augustes.

Fig. 6
Fig. 7

Fig. 6 – Détail de l’aurige solaire.
Fig. 7a et 7b – Émission de Ticinum à l’aurige (312-313 selon le RIC VI).

Fig. 8

Fig. 8a et 8b – Émission de Londres (milieu 310-fin 312 selon le RIC VI).

13. RIC 101 et 102, avec la légende COMITI/AVGGNN uniquement associée à Constantin Ier.

14. RIC 243 et 244, avec la légende COMITI/AVGGNN uniquement associée à Constantin Ier et COMITI/AAVGG à Maximin Daia.

15. RIC 312.

16. SCHMITT-CADET 2010, type Sol 2c.

17. FERRANDO 2010, n° 39 et SCHMITT-CADET 2010, n° 4 (césure V/I/C).

18. FERRANDO 2010, n° 36 et 37 et SCHMITT-CADET 2010, n° 23 (césure V/I/C) et 24 (césure N/VI/C).

19. FERRANDO 2010, n° 40 et SCHMITT-CADET 2010, n° 5 (type 2b).

20. VOETTER 1892, p. 5.

21. BRUUN 1953 et le RIC VII, p. 227.

22. Il est ici question de la seconde officine car il est fort probable que l’atelier d’Arles conserva la même organisation qu’à Ostie, comme en témoigne l’ouverture avec quatre officines dès le début de son activité.

23. FERRANDO 2010, p. 65, signale dans une note en marge pour un nummus d’Arles de la première émission au revers SPQR OPTIMO PRINCIPI : « Nous pouvons lire la lettre d’officine T sous une lettre ressemblant à un O (Ostie ?) ». Il s’agit du nummus n° 17, conservé à la BnF.

Fig. 9
Fig. 10a, 10b, 10c, 10d
Fig. 11
Fig. 12
Fig . 133, 13b, 13c, 13d
Fig. 14

Fig. 9 – Agrandissement de la marque d’atelier.

Fig. 10a, 10b, 10c et 10d – Mise en évidence des lettres composant MOST(S).

Fig. 11 – Détail de la marque du nummus de Licinius Ier (Auktion H.D. Rauch 91, 6-7/12/2012, n° 799).

Fig. 12 – Marque QARL de la monnaie 2.

Fig. 13a, 10b, 10c et 10d – Mise en évidence des lettres de la marque MOSTQ.

Fig. 14 – Comparaison des marques QARL et MOSTQ.

24. La comparaison des masses de cinq nummi de ma collection, émis par l’atelier de Thessalonique au nom de Maximin II au type IOVICONS/ERVATORI (cf. RIC VI, p. 518, n° 50a) pour la même émission (couronne/- /.SM.TS.), la même officine Є et avec les mêmes coins de droit et de revers, nous donne une différence de 1,99 g entre le plus lourd et le plus léger de ces nummi.

25. SCHMITT-CADET 2010, p. 38-39.

26. RIC VII, p. 122, n° 7, revers SOLIINVIC/TOCOMITI pour Constantin Ier (buste lauré et cuirassé).

Fig. 15
Fig. 16
Fig. 17
Fig. 18
Fig. 19

Fig. 15 et 16 – Stigmates de la tige de coulée pour le nummus avec SARL en exergue.

Fig. 17 – Reliquat de la tige de coulée pour le nummus avec QARL en exergue.

Fig. 18a et 18b – Nummus de Lyon S-F/PLG : 8,08 g, 6 h, coll. de l’auteur.

Fig. 19 – Les deux flans monétaires fusionnés.

27. Le RIC VI (p. 403 et p. 408) situe les masses des derniers nummi de Maxence (fin 309-octobre 312) entre 5,50 g et 6,75 g et ceux de Constantin Ier produits à Ostie (octobre 312-mai 313) entre 3,50 g et 4,50 g.

28. DROST 2013.

29. Les monnaies de Maxence décrites comme étant des demi-nummi à la légende VICTORIA/AETERNAAVG N /VOT X ou /VOT XX associés aussi bien à Rome qu’à Ostie à des bustes casqués, cuirassés et avec attributs (lance et bouclier), témoignages de l’implication militaire de Maxence, ne pourraient-elles pas être des nummi réduits au 1/96e, conséquence inévitable de la guerre contre Constantin Ier ? Maxence n’avait-il pas été le précurseur de la réduction pondérale au 1/48e de la livre à la fin de l’été 307 ? Sur ce monnayage, on se reportera à DROST 2011.

30. DROST 2013, n° 180c/5.

31. DEPEYROT 2001, p. 58.

32. Parmi d’autres exemples, BASTIEN & VASSELLE 1965.

33. GUIDO 1996 ; BOUSCARAS 1981.

34. DROST 2013, p. 63.

Fig. 20 - 21
Fig. 22
Fig. 23
Fig. 24
Fig. 25
Fig. 26
Fig. 27
Fig. 28
Fig. 29
Fig. 30
Fig. 31
Fig. 32, 32a, 32b, 32c, 32d

Fig. 20 et 21 – Revers AETERNAE/MEMORIAE de Maxence.

Fig. 22 et 23 – Traces persistantes de l’ancien revers.

Fig. 24 – Lettres de l’ancienne légende.

Fig. 25 – Revers aux Dioscures de Maxence.

Fig. 26 – AET au-dessus de LI I.

Fig. 27 – Cheval et un Dioscure sur le buste de Sol.

Fig. 28, 29 et 30 – Mise en évidence de la surfrappe au droit.

Fig. 31a et 31b – Nummus de Maxence VICTORIAAE / TERNAAVGN.

Fig. 32 – Monnaie de Maxence au temple à 6h.

Fig. 32a et 32b – Nummus de la quatrième officine d’Ostie pour Licinius Ier.

Fig. 32c – Double grènetis.

Fig. 32d – Les lettres M et A de Maxence.

35. DROST 2014, p. 9 ; MAURICE 1908, vol. I, p. XCIII et vol. II, p. 139, donnait déjà le mois de juillet 313 pour la fermeture de l’atelier d’Ostie.

36. RIC 93, au nom de Constantin Ier : Sol marchant vers la gauche avec un captif devant lui.

37. RIC 341-344, au nom de Constantin Ier et Maximin Daia, Sol marchant vers la droite avec captif assis à gauche.

38. RIC 142-145, au nom de Constantin Ier, Licinius Ier et Maximin Daia, avec captif assis à gauche ou à droite.

39. FERRANDO 2010, n° 41.

40. FERRANDO 2010, n° 354.

Fig. 33, 33a, 33b, 33c
Fig. 34a, 34b, 34c, 34d
Fig. 35
Fig. 36

Fig. 33 – Monnaie de Maxence qui pourrait avoir servi de flan monétaire.

Fig. 33a et 33b – Nummus de la troisième officine pour Maximin II.

Fig. 33c – Mise en évidence de l’ancienne monnaie.

Fig. 34a et 34b – Nummus de la quatrième officine pour Licinius Ier.

Fig. 34d – Cheval se cabrant entre les étendards.

Fig. 35 – Détail de l’arc de Constantin à Rome (photographie de l’auteur).

Fig. 36a et 36b – Nummus au captif frappé à Aquilée.

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