Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope (28 septembre 365 – 27 mai 366) par Renato CAMPO

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope (28 septembre 365 – 27 mai 366)

Résumé : La production d’aes 3 dans les différents ateliers contrôlés par Procope est confrontée, à la lumière des trouvailles récentes, avec les sources littéraires. Sur la base notamment du récit d’Ammien sur l’avancée de Procope en Bithynie et en Hellespont, nous tentons de dater le retour à l’étalon pondéral de Julien, ce qui constituait probablement une ébauche de réforme monétaire. La question de l’« objet indéterminé » qui apparaît dans le champ inférieur gauche du revers de certains types monétaires émis dans tous les ateliers, sauf Héraclée, est aussi brièvement discutée.

Il est généralement reconnu que le monnayage en bronze de Procope, malgré la courte durée de son règne, présente des caractéristiques intéressantes. Cet aspect a été mis en relief par W. Hahn dans un article récent 1 dans lequel il nous donne un synopsis complet de son monnayage, ce qui est d’autant plus utile que le RIC IX2 , comme on le sait, est largement dépassé.
Dans la présente étude, nous nous bornerons à considérer l’aes 3 (dénommé normalement centenionalis), sans essayer de définir un cadre complet au nouveau système monétaire que Procope avait peut-être envisagé. Le très petit nombre de multiples en bronze qui nous sont parvenus (parfois dénommés maiorinae et double maiorinae) rend en effet problématique toute tentative dans ce sens 3.
Ce qui est assuré est que l’aes 3 de Procope se répartit en deux classes métrologiques différentes : une variété légère et une variété lourde. L’explication que les numismates donnent habituellement à ces deux groupes de monnaies est que Procope, après avoir adopté le système monétaire des empereurs pannoniens Valentinien Ier et Valens, avec une pièce de bronze taillée au 1/120e de la livre (2,72 g), serait revenu au système de Julien, qui prévoyait une pièce plus lourde, taillée, elle, au 1/96e de la livre (3,40 g) 4.
Un problème qui se pose dès le départ est celui d’essayer de dater cette réforme. Pour ce faire, nous sommes naturellement amenés à croiser les évidences numismatiques avec les sources littéraires, le récit d’Ammien en premier lieu. Nous allons voir que cela n’est pas sans intérêt et que cette recherche nous conduira à revenir sur l’interprétation d’un certain « objet indéterminé » qui apparaît parfois sur le revers des bronzes de ce règne, une question sur laquelle se sont penchés plusieurs spécialistes.
Nous commencerons par un résumé des notices biographiques sur le règne de Procope, tirées d’Ammien, qui sont essentielles pour notre propos.
Né en Cilicie dans une famille illustre, Procope avait des liens de parenté avec Julien 5. La plupart des historiens en font un cousin du côté de sa mère, mais l’affirmation est incertaine 6. Certes sa réforme du système monétaire montre une volonté explicite de « restauration » après la rupture occasionnée par l’accession des empereurs pannoniens. Mais de quelle restauration s’agit-il ? Le thème a été longtemps débattu 7. Pour en rester aux données numismatiques, le fait que Procope se présente sur ses monnaies avec une barbe pourrait paraître une référence explicite à Julien, mais la pilosité qui caractérise son portrait monétaire est une courte barbe, bien différente de celle, broussailleuse, de Julien. Celle-ci était ouvertement une barbe de philosophe, qui découlait d’un choix délibéré et donc « programmatique ». Rappelons que Julien apparaît systématiquement glabre sur les monnaies quand il n’est encore que césar, mais ce type iconographique figure encore sur certaines rares pièces frappées après sa proclamation à l’augustat 8. La référence à Julien est donc plus apparente que réelle. Nous ne trouvons chez Procope aucune trace de l’idéologie antichrétienne de son prédécesseur. Les historiens ont également remarqué 9 que parmi ses partisans, on comptait autant de païens que de chrétiens et on ignore même si l’empereur était lui-même païen ou chrétien. Certes, il ne fut certainement pas un païen fanatique, comme la présence du chrisme sur ses monnaies peut en témoigner. D’ailleurs, Procope se présenta plutôt comme un Constantinide et son lien, vrai ou prétendu, avec la dynastie constantinienne se reflète, comme nous allons voir, dans son monnayage, notamment quant au choix des types.
Après sa proclamation à Constantinople, Procope reçut le soutien des légions réunies en vue d’une campagne contre les Goths. Son armée s’avança contre Valens, l’empereur légitime, qui avait reçu la nouvelle de l’usurpation alors qu’il résidait à Césarée de Cappadoce. C’est au tout début de son heureuse avancée en Asie Mineure que se situe un épisode dont nous aurons occasion de reparler : à Mygdus, une ville située près de Nicée, Procope parvint habilement à se ménager les faveurs des légions des Iovii et des Victores que Valens lui avait opposées. C’est Ammien qui nous fait connaître le discours en latin qu’il adressa à un certain Vitalien (Ammien précise qu’il n’était même pas assuré qu’il le connût vraiment, d’où la stupéfaction générale des soldats) 10.
Procope s’empare ainsi facilement de Nicée et, peu après, de Nicomédie. Ammien nous informe qu’un certain Venustus, qui était responsable des largitiones sous Valens et qui avait été envoyé à Nicomédie pour distribuer les stipendia aux soldats qui se trouvaient en Orient, prit la fuite avec son trésor et trouva finalement refuge à Cyzique 11. C’est précisément vers Cyzique que se dirigea Procope qui, après avoir occupé toute la Bithynie, comptait maintenant s’assurer le contrôle de l’Hellespont 12. Il est intéressant de remarquer qu’Ammien insiste sur les difficultés rencontrées par l’usurpateur dans la prise de la ville 13. La conquête de Cyzique, finalement rendue possible grâce à l’exploit du tribun Aliso, fut de toute façon très importante non seulement du point vue stratégique, mais aussi financier 14, car Procope put sans doute s’approprier le trésor de Venustus. Et c’est à ce moment que l’atelier de Cyzique commença à frapper à son nom, comme cela s’était produit peu avant à Nicomédie.
Après la prise de Cyzique, la campagne contre Valens marque un coup d’arrêt. Nous sommes alors en plein hiver de l’année 366 15 et si l’on veut bien admettre que Procope préfère se limiter à des actions de faible ampleur contre quelques villes d’Asie Mineure, cela donne à Valens le temps de se réorganiser. Cette réserve de Procope conduira au printemps à l’épilogue tragique de son aventure.
Venons-en maintenant au thème principal de notre étude, à savoir le monnayage en bronze de Procope, et plus particulièrement son aes 3.
En effet le Roman Imperial Coinage ne connaît qu’un seul revers, qui présente l’empereur debout en tenue militaire et la légende reparatio fel(icium) temp(orum). Le thème de la reparatio rei publicae, est typiquement constantinien 16. Or, comme on l’a déjà dit, la tentative d’usurpation de Procope peut légitimement être lue comme une réaction des Constantinides contre les « frères Pannoniens », Valentinien Ier et Valens. Ainsi, dans le petit discours de Mygdus, Procope ne manqua pas de souligner sa descendance illustre : Quin potius sequimini culminis summi prosapiam… et son mépris manifeste pour son adversaire Valens qu’il appelle
« Pannonius degener ».
Avant d’examiner en détail ce type monétaire, disons tout de suite que les abondantes trouvailles des dernières décennies dans la région des Balkans ont permis la découverte d’un nouveau type d’aes 3 à la légende securitas reipub(licae) 17. Ce type appartient à la première phase du monnayage de Procope (étalon léger) et reste rare, avec seulement une vingtaine d’exemplaires connus à ce jour 18.
Nous noterons tout d’abord que le centenionalis de Procope a été frappé dans quatre ateliers différents, deux balkaniques, Constantinople et Héraclée de Thrace, et deux ateliers d’Asie Mineure, Nicomédie et Cyzique 19. Tous ces ateliers semblent présenter les deux classes métrologiques 20 :
les aes 3 légers, de loin les plus rares, et les aes 3 lourds. Les deux variétés se reconnaissent facilement car, outre leur masse, les pièces légères présentent au droit le portrait du prince tourné vers la droite, tandis que les pièces lourdes montrent toujours un portrait à gauche. En outre, les dénominations légères sont toujours frappées sur des flans courts et sont même souvent rognées (voir fig. 1).

Pour les aes 3 d’étalon léger (buste à droite au droit et, sauf indication contraire, l’empereur avec le labarum au revers), nous connaissons les types suivants :
Constantinople :
RIC 18.
RIC 19 (comme le précédent, mais au revers l’empereur tient une lance).
RIC – , Hahn 2009, p. 127, n° 10 (avec un petit objet indéterminé dans le champ inférieur g. du revers).
Héraclée :
RIC 821.
Nicomédie :
RIC – , Hahn 2009, p. 127, n° 23.
Cyzique :
RIC 9 (?)22.
Pour les aes 3 lourds (buste à gauche au droit, et l’empereur avec labarum et un petit chrisme à droite au revers), nous connaissons les types suivants :
Constantinople :
RIC 17a (avec un petit objet indéterminé dans le champ inférieur g. du revers).
RIC 17b (pas d’objet indéterminé).
Héraclée :
RIC 7 (pas d’objet indéterminé).
Nicomédie :
RIC 10 (avec l’objet indéterminé).
La variété sans objet indéterminé n’apparaît pas dans le RIC, ni dans l’étude de Hahn (2009), mais elle existe et un exemplaire de ma collection est illustré fig. 2 23.
Cyzique :
RIC 7 (avec l’objet indéterminé).

Plusieurs hypothèses ont été proposées quant à l’identification de l’ « objet indéterminé » apparaissant au revers de certains types 24. Récemment W. Hahn, dans l’article déjà cité (Hahn 2009), a relancé l’hypothèse du champignon, en y voyant une allusion à l’épisode de Mygdus mentionné plus haut. Le champignon (mykes, myketos en grec) aurait en effet évoqué le nom de cette localité placée au bord du fleuve Sangarios 25. Il faut remarquer que l’auteur ne dit pas que les deux mots Mygdus et mykes auraient la même origine (on peut facilement montrer d’ailleurs que l’hypothèse est fausse, car on sait que le toponyme vient du nom du légendaire roi de Phrygie Mygdon 26), mais il parle d’étymologie populaire et de jeu de mots. Or, qu’en entendant Mygdus un hellénophone du quatrième siècle ait tout de suite pensé à un champignon est possible, mais, à notre avis, loin d’être assuré. Curieusement, un autre conte populaire, qui liait un champignon au nom d’une autre ville célèbre, nous a été transmis par Pausanias 27, un auteur du IIe s. de notre ère. La ville est cette fois Mycènes, fondée par Persée qui, selon cette légende, l’aurait ainsi appelée car il se serait désaltéré avec de l’eau jaillissant d’un champignon qu’il avait ramassé à proximité. Or, une chose est certaine : mykes est beaucoup plus proche de Mykenai que de Mygdus.
Comme chacun peut le constater, sur un bon nombre d’exemplaires la ressemblance de l’« objet indéterminé » avec un champignon (voir par exemple fig. 3) est frappante. Il faut toutefois admettre que d’autres identifications sont possibles. Sur les deux exemplaires de Constantinople illustrés (fig. 4 et fig. 5 par exemple), l’objet ressemble plutôt à un casque avec paragnathides. Le casque est un attribut qui convient parfaitement à un revers de type militaire (même si sa signification nous échappe), comme d’ailleurs la branche de palmier (symbole de victoire), qui apparaît sur le type RIC 17b (voir fig. 6) 28. Par contre les pièces illustrées fig. 7 et 8 (l’une de Constantinople et l’autre de Cyzique), malgré leur excellent état, présentent des objets plutôt mal définis, qui ressemblent dans un cas à un globe, dans l’autre à un objet oblong. Par souci d’exhaustivité nous avons également illustré une magnifique pièce de l’atelier d’Héraclée (fig. 9), qui, comme on l’a dit, ne présente pas l’objet en question.
Étant donné que cet élément est présent essentiellement sur les pièces lourdes 29, nous serions tentés de lier le problème de son identification avec celui de la datation de la réforme monétaire. Autrement dit : quand Procope aurait-il décidé le retour à l’étalon pondéral de Julien ?
Comme on connaît des pièces légères de Nicomédie, la réforme doit être nécessairement postérieure à la prise de cette ville. Selon W. Hahn, le retour à l’ancien étalon aurait eu lieu peu après Mygdus (« kurz nach Mygdus »), plus précisément entre la prise de Nicomédie et celle de Cyzique 30.
Disons tout de suite que l’intervalle entre les captures de ces deux villes ne fut pas nécessairement court (sûrement plusieurs semaines), car nous avons vu plus haut que la prise de Cyzique s’avéra très compliquée et que des retards survinrent 31. Il faut rappeler que l’avancée de Procope en Asie Mineure, commencée en automne, se conclut en plein hiver (adulta hieme dit Ammien) et comme elle fut au début très rapide, il est raisonnable de supposer que l’essentiel de la campagne militaire fut consacré justement à la prise de Cyzique. Or la question qui se pose est la suivante : cette chronologie « historique » est-elle compatible avec les données numismatiques ?
Tout d’abord qu’en est-il de la prise de Cyzique ? Sommes-nous certains que la réforme monétaire prit place avant cet événement ? Autrement dit : n’y a-t-il pas des aes 3 légers émis à Cyzique ? Le RIC signale, en effet, une pièce conservée à Vienne (RIC 9), mais sans indication d’officine 32. Sur plusieurs forums numismatiques en ligne consultés 33, quelques rares pièces sont classées comme « Cyzique 9 », mais je n’ai pas trouvé un seul exemplaire avec une identification totalement assurée. Nous pouvons dès lors conclure que, sur la base des informations disponibles à ce jour, l’hypothèse que Cyzique ait frappé uniquement des aes 3 lourds reste probable et l’existence du type « Cyzique 9 » demeure non prouvée. Du reste, W. Hahn l’ignore bel et bien dans son article.
La réponse à la question que nous venons de poser est donc : oui, la prise de Cyzique est selon toute vraisemblance postérieure à la réforme.
Pour revenir maintenant à l’interprétation de l’objet donnée par Hahn, si vraiment l’intention de Procope était de célébrer la « victoire de Mygdus », on devrait s’attendre à trouver des pièces frappées dans le laps de temps, pas nécessairement restreint, s’intercalant entre Mygdus et la réforme. Une telle monnaie existe en effet (voir fig. 10) : il s’agit d’une pièce légère frappée à Constantinople avec au droit le portrait tourné à droite et qui présente au revers notre « objet indéterminé » (le revers est mal frappé, mais la présence de l’élément semble assurée).
Quelles informations nouvelles nous apporte cette pièce ? D’un côté, on pourrait dire qu’elle renforce l’hypothèse de Hahn. D’un autre côté, il paraît étonnant – ce que montre la monnaie (fig. 2) – qu’à Nicomédie, non loin de Mygdus, on ne songeait guère à célébrer cet épisode, alors que c’était le cas à Constantinople, et ce dès avant la réforme.
On peut conclure que le problème de l’identification de l’ « objet mystérieux » reste toujours en suspens. En effet, à part les données littéraires, l’évidence numismatique ne donne pas de réponse univoque. Bien plus, n’est-il pas légitime de se demander pourquoi Procope aurait choisi de célébrer un épisode peu significatif comme Mygdus et non pas, par exemple, mettre en valeur la prise de Cyzique dont, selon les sources contemporaines, il s’exalta « au delà de toutes limites humaines » 34 ?

1. HAHN 2009, p. 123 : Die Kupferprägung ist der – münzgeschichtlich gesehen – interessanteste Teil der procopischen Ausmünzung.

2. PEARCE 1951.

3. HAHN 2009, p. 123 : Dazu kamen zwei Multiplastufen, die wahrscheinlich als der doppelte und der vierfache Wert des schweren Centenionalis gedacht waren. Davon sind freilich so wenige Exemplare auf uns gekommen, dass ihr Münzfuss und ihr Character – ob für den Umlauf oder exceptionell – nur hypothetisch erschlossen werden kann. Es sieht jedenfalls so aus, als hätte Procopius versucht, ein neues Kupfermünzsystem einzuführen.

4. Pour une discussion approfondie des aspects métrologiques de la réforme de Procope, voir HAHN 2009, p. 124. ll suffit de noter ici que les limites inférieures de poids y sont fixées à 2,04 g pour la variété légère et à 2,55 g pour la variété lourde, ce qui correspond à une tolérance de ¼.

5. AMMIEN XXVI, 6, 1: Insigni genere Procopius in Cilicia natus et educatus, ea consideratione qua propinquitate Iulianum postea principem contingebat, a primo gradu eluxit…

6. LENSKI 2002, p. 69 : Procopius was a relative of Julian’s, although it remains uncertain precisely what his ties were.

7. WEISER 1977, p. 9 : Constantische oder julianische Restauration ?

8. Voir ELMER 1937, p. 26 : Julianus hat als Caesar auf seinen sämtlichen Münzen ein bartloses Antlitz, ebenso noch auf jenen Prägungen, die in Gallien in der Zeit zwischen seinen Ausrufung zum Augustus im Februar 360 in Paris und der Erlangung der Alleinherrschaft im November/Dezember 361 geschlagen worden sind.

9. GRATTAROLA 1986, p. 94.

10. AMMIEN XXVI, 7, 14-17 : His iam propinquantibus ipse Procopius a Nicaea regressus… Mygdum adceleravit, qui locus Sangario adluitur flumine. Ubi cum legiones iam pugnaturae congrederentur… solus prorupit in medium et secundioris ductu fortunae ex contraria acie velut agnitum quendam Vitalianum, quem si norat ambigitur, Latine salute data blande produxit, eumque porrecta dextera saviatus omnibus inde attonitis: “En, inquit, cana Romanorum exercituum fides et religionibus firmis iuramenta constricta ! Placet, fortissimi viri, pro ignotis tot suorum consurrexisse mucrones, utque Pannonius degener labefactans cuncta et proterens, imperio, quod ne votis quidem concipere ausus est umquam, potiatur, ingemiscere nos vestris nostrisque vulneribus. Quin potius sequimini culminis summi prosapiam, non ut rapiat aliena sed in integrum maiestatis avitae restituatur, arma iustissima commoventem”. Hac sermonis placiditate molliti omnes, qui acriter venerant pugnaturi, signorum apicibus aquilisque summissis descivere libentes ad eum, et pro terrifico fremitu, quem barbari dicunt barritum, nuncupatum imperatorem stipatumque idem consentientes in unum reduxerunt ad castra, testati more militiae Iovem, invictum Procopium fore.

11. AMMIEN XXVI, 8, 6 : Quae dum hoc modo procedunt, Venustus quidam largitionum apparitor sub Valente, multo ante Nicomediam missus, ut aurum susceptum stipendii nomine militibus per orientem diffusis viritim tribueret, hac tristitia cognita alienum pervidens tempus, Cyzicum cum his, quae susceperat, se citius contulit.

12. AMMIEN XXVI, 8, 7 : …ad quam ( = Cyzicum) expugnandam Procopius, ut, possessa Bithynia, sibi etiam Hellespontum iungeret, validam destinaverat manum.

13. AMMIEN XXVI, 8, 8 : Morabantur autem effectum sagittis et glandibus ceterisque iaculis obsidentium saepe globi confixi, et pugnatorum sollertia claustrum per catenam ferream valde robustam ori portus insertum, quae, ne rostratae inruerent naves hostiles, erat altrinsecus conligata. Hanc post varios militum labores et ducum, fatigatorum acerrimis proeliis, Aliso quidam tribunus abscidit, exsertus bellator et prudens…

14. GRATTAROLA 1986, p. 98.

15. AMMIEN XXVI, 9, 1 : Haec adulta hieme Valentiniano et Valente consulibus agebantur.

16. WEISER 1977, p. 9 : Es liegt auf der Hand, in Procopius ausschliesslicher Verwendung der Legende REPARATIO FEL TEMP, eine Betonung der Zugehörigkeit zum flavischen Kaiserhaus zu sehen.

17. WEISER 1977.

18. À noter qu’on a signalé aussi (HAHN 2010) une pièce de Procope à la légende fel(icium) temp(orum) reparatio au lieu de reparatio fel(icium) temp(orum).

19. Il n’est pas inutile de préciser que ces quatre ateliers se trouvent dans l’aire géographique où se sont déroulés les événements que nous avons résumés plus haut.

20. Voir infra.

21. Pour ce type le RIC indique au droit un buste à gauche, mais il s’agit clairement d’une erreur !

22. Voir infra.

23. Il convient de noter que la masse de cette pièce (2,38 g) se situe sous la limite inférieure de tolérance normalement admise pour la variété lourde (pièce de transition ?). Un autre exemplaire avec le globule à droite dans le champ du revers et qui pèse 3,76 g, figure dans la vente Lanz 151 (30/06-1/07 2011), lot n° 921.

24. À ce sujet, Pearce écrit : The small indeterminate object is given by Cohen as ‘seated captive’. Koblitz suggests a helmet. I have noted it resembling the letter T, a mushroom, two small circles standing one above the other, a small circle standing on a pyramidal object, &c., but never ‘seated captive’ or ‘helmet’ (RIC IX, p. 215, note 17).

25. HAHN 2009 : Dieser Ortsname… lässt das griechische Wort für Pilz… anklingen, was am sumpfigen Fluss Sangarios zumindest als volksetymologisches Wortspiel naheliegt.

Fig. 1

Fig. 1 – Aes 3 de Constantinople, officine B : 2,20 g. RIC IX 18, Hahn 2009 n° 8. H.D. Rauch, Auction 89, 5-8/12/2011, n° 2106.

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 2

Fig. 2 – Aes 3 de Nicomédie, officine Γ, globule dans le champ du revers à g. : 2,38 g ; 12 ; 18 mm. RIC IX (manque), Hahn 2009 (manque)

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 3

Fig. 3 – Aes 3 de Constantinople, officine Γ. RIC IX 17a, Hahn 2009 n° 12. http://www.forumancientcoins.com/gallery/displayimage.php?pos=-2500

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 4

Fig. 4 – Aes 3 de Constantinople, officine Γ : 3,69 g ; 12 ; 20,5 mm. RIC IX 17a, Hahn 2009 n° 12. http://www.forumancientcoins.com/gallery/displayimage.php?pos=-43436

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 5

Fig. 5 – Aes 3 de Constantinople, officine Γ : 3,30 g ; 12 ; 19 mm. RIC IX 17a, Hahn 2009 n° 12.  CGB Monnaies 21, 18/6/2004, n° 3780.

Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 6
Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 7
Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 8
Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 9
Quelques observations sur le monnayage en bronze de l’empereur Procope
Fig. 10

Fig. 6 – Aes 3 de Constantinople, officine Δ, branche de palmier dans le champ du revers à g. : 3,93 g. RIC IX, 17b (officine non répertoriée), Hahn 2009 n° 18 (officine non répertorée). http://www.forumancientcoins.com/gallery/displayimage.php?pos=-24693

Fig. 7 – Aes 3 de Constantinople, officine A (?) : 3.25 g. RIC IX, 17a (officine non répertoriée ?), Hahn 2009 n° 12 (officine non répertoriée ?). Gorny & Mosch Giessener Münzhandlung, Auction 208, 16/10/2012, n° 2298.

Fig. 8 – Aes 3 de Cyzique, officine A : 3 g. RIC IX, 7 (officine non répertoriée), Hahn 2009 n° 30 (officine non répertoriée). Gorny & Mosch Giessener Münzhandlung, Auction 216, 15/10/2013, n° 3295.

Fig. 9 – Aes 3 d’Héraclée, officine A. RIC IX, 7 (officine non répertoriée), Hahn 2009 n° 35 (officine non répertoriée). http://www.forumancientcoins.com/gallery/displayimage.php?pos=-2644

Fig. 10 – Aes 3 de Constantinople, officine A : 2,32 g ; 7 ; 19 mm. RIC IX (manque), Hahn 2009, n° 10. Roma Numismatics, E-Sale 20, 29/8/2015, n° 619.

26. C’est encore Ammien qui, dans un excursus géographique, nous informe que la côte de la Bithynie était appellée Mygdonia (AMMIEN XXII, 8, 14).

27. PAUSANIAS 2.16.3.

28. Le RIC considère la branche de palmier comme faisant partie de la marque d’atelier, tandis que l’objet indéterminé est compris comme un attribut de la figure du revers, mais cette distinction paraît plutôt arbitraire.

29. Pour la seule exception, voir infra.

30. Hahn 2009, p. 124: Der Pilz kam denn auch auf eine Reihe der neuen, schweren Centenionales-Emissionen in Constantinopel… und in Nicomedia…, sowie auf diejenigen der nun erst, d.h. kurz nach Mygdus, einsetzenden Produktion in Cyzicus… Heraclea kennt den Pilz nicht ; es wurde dort, vielleicht mangels Instruktionen, nicht aufgenommen…

31. AMMIEN XXVI, 8, 8 : Morabantur autem effectum sagittis et glandibus ceterisque iaculis obsidentium…

32. Mes remerciements au Dr. Klaus Vondrovec (Kunsthistorisches Museum, Vienne, Autriche) pour sa prompte réponse et qui m’a confirmé que si la pièce existe effectivement, elle est en mauvais état et les lettres de l’exergue sont difficiles à lire. L’attribution à Cyzique est donc douteuse.

33. vcoins.com, coinproject.com, acsearch.info, etc…

34. C’est encore Ammien qui nous le dit : ea victoria ultra homines sese Procopius efferens… (AMMIEN XXVI, 8, 13).

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